Climb ouvre

son capital !
  • 1.
    Calcul de la retraite de base
  • 2.
    Calcul de l'âge de la retraite
  • 3.
    Quel est le montant de la retraite minimum ?
  • 4.
    Retraite par répartition vs retraite par capitalisation
  • 5.
    Foire aux questions
  1. Accueil

  2. Retraite : le guide ultime pour bien la préparer

  3. Calcul de la retraite : trimestres, taux et simulation

Calcul de la retraite : trimestres, taux et simulation

calcul retraite
Aldric Emié

Mis à jour le 18 novembre 2022

Quelle est la formule de calcul de la retraite ? Comment calculer le nombre de trimestres ? Le calcul de la retraite de base est-il le même que celui de la retraite complémentaire ? Comment fonctionne un régime à points ? À l'heure de la réforme des retraites, les actifs français n'ont jamais été autant concernés par le devenir (et le montant) de leur pension. 

Calcul de la retraite de base

Bien préparer sa retraite, c'est avant tout une question de budget. En France, on estime l'écart de revenus entre les derniers revenus d'activité et les premières pensions de retraite à :

  • 25 % pour les fonctionnaires ;
  • 35 % pour les salariés ;
  • 45 % pour les cadres.

Cet écart entre les différents secteurs témoigne d'une forte disparité de revenus parmi les catégories socio-professionnelles. La pension mensuelle moyenne s'établissait fin 2017 à 1 496 € bruts (soit 1 399 € nets) pour les retraités résidant en France et à 1 422 € bruts (1 331 € nets) pour ceux qui ont choisi de passer leur retraite à l'étranger

Calcul de la retraite d'un fonctionnaire et d'un salarié du privé

Le système de retraite français admet deux types de régime de retraite obligatoire : les régimes de retraite de base (CNAV, MSA, SSI, Service de Retraites de l'État, etc.) qui fonctionnent par trimestres pour le calcul de la pension, et les régimes de retraite complémentaire (Agirc-Arco, RAFP, Ircantec, etc.) qui eux fonctionnent par points. Le montant de la pension du régime de base (par opposition aux régimes complémentaires) dépend de trois éléments distincts :

  • le salaire annuel moyen ;
    • le taux de liquidation ;
    • le rapport entre votre durée de cotisation à ce régime au cours de toute votre carrière et celle exigée pour obtenir une pension sans décote, appelée durée de référence. C'est là qu'interviennent les fameux trimestres.

    Ce qui donne la formule de calcul suivante :

    Salaire annuel moyen × taux de liquidation × (durée de cotisation/ durée de référence) = montant de la retraite de base.

    À l'inverse, la plupart des régimes de retraite à points sont utilisés dans les caisses de retraite complémentaires. Si certains, comme la MSA (régime agricole) ou la SSI (indépendants) regroupent les deux en une seule et même caisse, la plupart séparent le régime de base du régime complémentaire. C’est le cas de :

    • l’Agirc-Arrco, la caisse de retraite complémentaire des salariés et cadres des secteurs privé et agricole ;
    • la caisse de retraite complémentaire des exploitants agricoles (RCO) ;
    • la RAFP, le régime de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique est également un régime par points. Ce régime complémentaire obligatoire institué en 2005 concerne l’ensemble des fonctionnaires de l’État, des fonctionnaires territoriaux et des fonctionnaires hospitaliers ;
    • le régime IRCANTEC auquel sont affiliés pour leur retraite complémentaire les agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques (agents contractuels).

    Bon à savoir

    l'Assurance retraite a récemment mis à jour son nouveau site proposant des outils pour le calcul de la retraite.

    Le salaire annuel moyen

    Cette valeur correspond à :

    • la moyenne des 25 meilleurs revenus annuels d'activité pour les salariés et les cadres du secteur privé, revalorisés par des coefficients ;
    • les six derniers mois de traitement indiciaire (la rémunération) pour les agents de la fonction publique (territoriale, hospitalière et d'État).

    Les revenus d'activités de l’année de votre départ à la retraite ne sont pas retenus dans le calcul de votre revenu annuel moyen. Sauf dans le calcul de la retraite des fonctionnaires, mais la réforme des retraites prévoit d'en modifier les règles. Si vous souhaitez que le revenu d'activité de votre dernière année d’activité soit pris en compte, il peut être intéressant de différer votre fin de carrière au 1er janvier de l’année suivante.  

    Bon à savoir

    en cas de départ à la retraite en 2021, la retraite de base ne peut pas dépasser 1 714,00 € par mois.

    Le taux de liquidation

    Le taux de calcul de votre retraite dépend de votre âge, de votre situation et de votre durée d'assurance, c’est-à-dire du nombre de trimestres que vous avez acquis au long de vos années d'activité professionnelle. Il varie entre 37,5 % et 50 % pour les cadres et les salariés, et est fixé à 75 % pour les fonctionnaires.

    Une fois l'âge légal de la retraite atteint, les caisses de retraite calculent le nombre de trimestres cotisés. S'il est suffisamment élevé par rapport à la durée d'assurance (l'actif a validé le nombre de trimestres nécessaires requis), la pension de retraite est calculée au taux maximum, appelé taux plein. Si ce n'est pas le cas, votre pension de retraite sera amputée d'une décote. Dans le cas contraire (vous avez travaillé plus longtemps que la durée requise pour bénéficier du taux plein), votre pension sera majorée d'une surcote.

    La décote

    La décote correspond au pourcentage de minoration du montant de la pension. Elle est calculée en fonction du nombre de trimestres manquants (dans la limite de 20 trimestres). Le taux de décote dépend l'année d'ouverture des droits à départ à la retraite.

    Bon à savoir

    passé un certain âge, la décote ne s'applique plus, même si la durée d'assurance minimale n'est pas acquise.

    Pour éviter de subir une décote, deux solutions :

    • continuer à travailler jusqu’à atteindre la durée d'assurance requise ;
    • retarder votre départ à la retraite jusqu’à l’âge du taux maximum automatique, situé entre 65 et 67 ans.

    La surcote

    La surcote s'applique lorsque votre durée d'assurance (tous régimes confondus) est supérieure au nombre de trimestres requis pour obtenir une pension au taux plein. Autrement dit, vous avez travaillé et cotisé davantage que le nombre de trimestres requis pour avoir droit à une retraite à taux plein. La surcote est de 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé.

    Pour le calcul de la surcote, seules sont comprises dans la durée d'assurance tous régimes :

    • les bonifications de durée de services ;
    • les majorations de durée d'assurance accordées au titre des enfants et du handicap quel que soit le régime de retraite de base.

    Bon à savoir

    les militaires et les fonctionnaires qui bénéficient d'un départ anticipé ne peuvent pas prétendre à la surcote.

    Vous pouvez également obtenir la retraite au taux maximum :

    • entre 62 ans et votre âge du taux maximum automatique, dans les cas suivants :
      • vous êtes reconnu(e) inapte au travail ;
      • vous êtes reconnu(e) handicapé(e) et atteint(e) d’un taux d’incapacité permanente (IP) au moins égal à 50 % ;
      • vous êtes titulaire d’une pension d’invalidité ;
      • vous êtes mère de famille ouvrière ;
      • vous êtes un(e) ancien(ne) combattant(e) ;
    • avant vos 62 ans en cas de situation spécifique ouvrant droit à la retraite anticipée.

    Quel nombre de trimestres pour un taux plein ?

    La durée d'assurance correspond au nombre de trimestres nécessaires à valider pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Elle varie selon l'année de naissance de l'actif :

    Année de naissanceDurée d'assurance (en nombre de trimestres)
    1953-1954165
    1955-1956-1957166
    1958-1959-1960167
    1961-1962-1963168
    1964-1965-1966169
    1967-1968-1969170
    1970-1971-1972171
    à partir de 1973172

    Elle est utilisée pour déterminer l'application éventuelle de la décote ou de la surcote sur le montant de la pension. La durée d'assurance prend en compte :

    • les trimestres validés durant l'exercice d'une activité professionnelle, tous régimes confondus (CNAV, RSI, MSA, SRE, etc.). Il peut s'agir d'un régime de retraite de base français ou sous certaines conditions, d’un régime de retraite étranger, d’une institution européenne ou d’une organisation internationale ;
    • les périodes de chômage indemnisées ;
    • les années d'études rachetées  ;
    • les majorations au titre des avantages familiaux.

    Calcul de l'âge de la retraite

    L'âge légal de départ en retrait est fixé à 62 ans pour toutes les personnes nées après 1955, et ce depuis 2010. Mais certaines situations ouvrent droit à un départ en retraite anticipé pour les actifs.

    Retraite anticipé pour pénibilité/catégorie active

    Les fonctionnaires de catégorie dite active (agents des égouts, agents de police, sapeurs-pompiers professionnels, etc.) et les travailleurs exposés à des risques professionnels (travail de nuit, à la chaîne, températures extrêmes, bruit, etc.) peuvent partir en retraite avant 62 ans. Les premiers ont la possibilité de prendre leur retraite à 57 ans après au moins 17 ans de service. 

    Les fonctionnaires de catégorie super-active (policiers, contrôleurs aériens et surveillants pénitentiaires), et « insalubre » (agents des égouts, agents de service mortuaire et de désinfection) peuvent partir à 52 ans, après respectivement 27 et 12 ans de service.

    Pour les seconds, l'âge de départ en retraite est ramené à 60 ans.

    Retraite anticipée pour carrière longue (RACL)

    Le départ en retraite anticipé pour carrière longue concerne les actifs qui ont commencé à travailler entre 14 et 20 ans jusqu'à la retraite. Il est possible dans ce cas de liquider ses droits à la retraite avant 62 ans. Les actifs qui peuvent justifier de 4 ou 5 trimestres validés avant 16 ans peuvent partir en retraite dès 58 ans sous réserve qu'ils aient cotisé 8 trimestres de plus que le nombre requis pour leur génération. Ceux qui commencent à travailler avant 20 ans peuvent quant à eux partir en retraite dès 60 ans.

    Bon à savoir

    les actifs nés après le 1er janvier 1957 peuvent, selon la date de liquidation de leurs droits à la retraite, être concernés par le dispositif de minoration ou de majoration temporaire.

    Retraite anticipée pour handicap / inaptitude

    Si, suite à un accident du travail, vous êtes reconnu(e) inapte au travail ou travailleur handicapé, vous pouvez partir en retraite avant l'âge légal de 62 ans. 

    Le calcul de la retraite en 2mn39'

    Quel est le montant de la retraite minimum ?

    Anciennement appelée « minimum vieillesse », l’Allocation de Solidarité aux personnes âgées (Aspa) est une prestation sociale non imposable. Financée par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), elle n’est pas issue de cotisations, et donc exemptée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Cette aide financière est accessible aux personnes de plus de 65 ans, qui correspond à l’âge du taux plein en France. Elle concerne aussi bien les anciens actifs que les personnes n’ayant jamais travaillé. Elle fait partie des minima sociaux et qui ont remplacé le minimum vieillesse en 2006. 

    Pour toucher l’Aspa, être âgé(e) de 65 ans ne suffit pas. Il faut encore remplir les conditions de ressources et de résidence, qui varient selon que le demandeur est de nationalité française ou étrangère.

    Le montant de l’Aspa est calculé sur la base des ressources du bénéficiaire. Pour en bénéficier, vos ressources ne doivent pas dépasser :

    • 10 838,40 € pour une personne seule ;
    • 16 826,64 € pour une personne vivant en couple.

    Depuis le 1er janvier 2021, le montant de l’Aspa s’élève au maximum à :

    • 903,20 € par an pour un célibataire ;
    • 16 826,64 € par an pour un couple

    En cas de dépassement du plafond, l’allocation est réduite d’autant. Le calcul de l’Aspa s’effectue par soustraction : la CAF obtient son montant en faisant la différence entre le plafond de ressources et la retraite du bénéficiaire.

    Prenons un exemple : une retraitée, appelons-la, Marie, touche une pension de 750 € par mois pour sa retraite. Marie vit seule, elle a 66 ans, elle est éligible à l’Aspa. Le montant de sa prestation sera donc :

    903,20 - 750 = 153,20 €

    Retraite par répartition vs retraite par capitalisation

    Le système par répartition

    Mis en place par Philippe Pétain en 1941 sous le régime de Vichy, le système de retraite par répartition français suit le principe de la solidarité intergénérationnelle entre les actifs et les retraités.

    Pour tenter de donner une définition à la retraite par répartition, nous dirions qu’il s’agit d’une solidarité entre générations à effet immédiat. Les actifs ayant actuellement un emploi et les employeurs cotisent chaque mois via des prélèvements sur leurs revenus. La part cotisée est versée aux caisses de retraite. 

    Attention ! Tous les actifs ne cotisent pas auprès de la même caisse de retraite : les salariés du privé, la grande majorité des actifs français, cotisent auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV), tandis que les régimes spéciaux cotisent auprès de leur caisse de retraite dédiée. 

    Ces dernières versent immédiatement ces cotisations sous forme de pensions de retraite aux retraités en France. Les actifs, ou cotisants, acquièrent alors le droit de recevoir une pension eux aussi, lorsqu’ils partiront en retraite. Leur pension sera alors payée via les cotisations des actifs du moment. 

    1. Les actifs qui travaillent versent des cotisations à leurs caisses de retraite attribuées.
    2. Les entreprises versent également des cotisations.
    3. Les fonds collectés sont immédiatement versés aux retraités sous forme de pensions.
    4. Lorsque ces actifs prennent leur retraite, ils toucheront une pension versée par les nouveaux actifs qui les remplacent.

    En France, plus de 70 % des actifs et retraités répondent de la CNAV : les actifs versent leurs cotisations à cette caisse de retraite pour le régime général, mais cotisent également auprès de leur caisse de retraite pour les régimes complémentaires Agirc-Arrco. 

    Seulement, l’équilibre du système de retraite par répartition en France ne cesse de se fragiliser, du fait d’une population toujours plus vieillissante. En 1945, on passait en moyenne 15 ans à la retraite. Aujourd’hui, on y passe en moyenne 26 ans. Résultat ? Le nombre de retraités en France ne cesse d’augmenter, tandis que le nombre d’actifs ne croît pas, peu aidé par des débuts de carrière de plus en plus tardifs. 

    Le système par capitalisation

    La retraite par répartition et la retraite par capitalisation coexistent dans de nombreux pays européens : généralement, le régime de base répond aux critères de la répartition, tandis que les régimes complémentaires adoptent le fonctionnement du système par capitalisation.

    En France, tous les régimes de retraite fonctionnent par répartition. Mais comment fonctionne cette retraite par capitalisation, disparue en France depuis 1941 ? 

    C’est en réalité très simple : dans un système par capitalisation, chaque actif cotise pour lui-même, et chaque entreprise cotise pour ses salariés. Cet argent est placé afin que, au moment de la liquidation des droits à la retraite, ce capital ainsi amassé soit transformé en rente viagère qui constituera alors la pension de retraite. Financer les retraites ne dépend pas d’un système générationnel, mais quasiment d’un autofinancement. 

    1. Les actifs cotisent pour eux-mêmes.
    2. Les entreprises cotisent pour leurs salariés.
    3. Le montant cotisé mensuellement est placé.
    4. Au moment du départ en retraite, le capital est versé sous forme de rente viagère.

    En France, les régimes de retraite sont tous par répartition. En revanche, les actifs, qu’ils soient salariés du secteur privé ou public, peuvent se constituer une épargne retraite. Afin d’adoucir son départ à la retraite, certains se constituent un régime individuel par capitalisation : le contrat Madelin ou le Plan Épargne Retraite sont des exemples d’épargne retraite facultatifs et individuels qui, eux, fonctionnent sous le principe de la capitalisation.

    Cette opportunité de gonfler quelque peu les pensions n’est encore que peu utilisée par les Français, puisque le Conseil d’Orientation des Retraites annonce qu’en 2018, le montant total des pensions payées s’élevait à 325 milliards d’euros, tandis que les sommes versées par le biais d’un régime supplémentaire d’épargne atteignaient à peine 6,6 milliards d’euros

     

    Pour aller plus loin : 

    Foire aux questions

    🤷 Peut-on faire le calcul de sa retraite avec son numéro de Sécurité Sociale ?

    Pour calculer le montant de votre pension de retraite, le plus simple est d'effectuer une simulation sur votre espace particulier sur le site de votre caisse de retraite. Le site Info Retraite met à disposition des utilisateurs plusieurs simulateurs, accessibles avec identifiant et mot de passe.

    Pour vous connecter plus rapidement, grâce à France Connect, renseignez simplement votre numéro de Sécurité Sociale à 13 chiffres. France Connect est la solution proposée par l’État pour sécuriser et simplifier la connexion aux services publics en ligne. Elle vous permet d'accéder directement à l'ensemble des services suivants :

    🤝 Comment recevoir une indemnité de départ à la retraite ?

    Le versement d'une prime de fin de carrière n'est pas automatique. Pour en bénéficier, vous devez avoir été mis à la retraite par votre employeur et avoir travaillé au sein de l'entreprise pendant au moins un an.

    Il est cependant possible de recevoir une indemnité de départ si vous êtes parti à la retraite volontairement après au moins 10 ans d'ancienneté. Le montant de cette prime doit toutefois être plus avantageux que celui de l'indemnité légale de licenciement pour que vous la touchiez, autrement c'est cette dernière que vous recevrez.

    🤝 Qu'est-ce que le congé de fin de carrière ?

    Ce congé est, comme son nom l'indique, un congé qu'il vous est possible de poser avant votre départ à la retraite afin de terminer votre carrière de manière anticipée. Pour poser un congé de fin de carrière, vous pouvez liquider votre compte épargne-temps (CET), sur lequel vous avez épargné les jours de congé, heures supplémentaires et autres jours de repos que vous n'avez pas utilisés.

    🤔 Comment connaître mon âge de départ à la retraite ?

    Votre âge de fin de carrière varie en fonction de votre année de naissance. En effet, la durée de cotisation nécessaire à un actif avant son départ à la retraite dépend de son année de naissance, comme vu précédemment dans notre tableau récapitulatif. Vous pouvez consulter votre relevé de carrière pour y trouver le nombre de trimestres que vous avez validés ainsi qu'une estimation de votre âge de départ à la retraite.