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Assurance-vie : comment ça fonctionne ?

Assurance-vie: comment ça fonctionne ?
Wilhelm Bertieux

Mis à jour le 23 novembre 2022

L'assurance vie est le produit d'épargne préféré des Français. Pourquoi ? Grâce à sa souplesse, son adaptabilité et grâce à la liberté qu'il offre à ses souscripteurs. Mais savons-nous vraiment comment il fonctionne ? Pas si sûr ! Pour tout savoir sur l'assurance phare des Français, c'est par ici. 

Qu’est-ce que l'assurance-vie ?

L'assurance-vie est un produit d’épargne à moyen et long terme. L’assurance vie sert à épargner et faire fructifier son capital, pour soi-même ou ses proches. À la fin du contrat vous (ou, à votre décès, le ou les bénéficiaires que vous avez désignés) toucherez les sommes investies augmentées des gains éventuels et diminuées des frais.

Assurance-vie : comment ça marche ?

Le contrat en euros

C'est le favoris des contrat d'assurance-vie. Pourquoi ? En effet, le contrat en euros est un contrat sécurisé, le montant déposé est garanti par l’assureur. De plus, les intérêts sont ajoutés au capital chaque année, ce qui renforce le sentiment de sécurité. Résultat, les placements effectués sont sans risque.

Le contrat multisupport

Ce contrat, est à mi-chemin entre la sécurité et le rendement. L’épargne est investie, selon la répartition décidée par le souscripteur, sur des unités de compte placées sur les marchés financiers. Mais attention, les risques son présents, il y a des risques de baisse. Evidemment, lorsqu'il y a des risques il y a des rendements et on peut effectivement constater qu'un contrat multisupport rapporte plus qu'un contrat en euros.

Rassurez-vous, votre épargne ne sera pas jeter en pâturage, une partie sera sécurisé, puisque parmi les supports proposés figure un support en euros. L'autre partie sera investie sur les unités de compte. Le souscripteur peut procéder à des arbitrages entre les supports, en transférant une partie du capital d’un support sur un autre.

Le contrat euro croissance

Pour ce type de contrat, le montant des dépôts est sécurisé mais seulement au bout de huit ans. Cela permet à l’assureur de prendre plus de risques dans les placements pendant un temps. 

Montant minimum à verser sur une assurance-vie

Ce qu’il y a de bien avec l’assurance-vie c’est sa liberté et sa souplesse. Contrairement à la plupart des produits financiers français, l’assurance-vie ne requiert ni de montant minimum ni de versements particuliers ni de plafond maximum. Cependant, si vous choisissez un contrat à versement unique, il y a un montant minimum à verser pour investir votre capital. En général, ce minimum variera selon l'organisme souscripteur entre 1 000 et 1 500 euros. Mais des contrats multisupports haut de gamme réservés aux investisseurs fortunés peuvent prévoir des tickets d'entrée bien plus importants.

Quelle est la durée d’une assurance-vie ? 

Avant de s’engager dans un contrat il est toujours bon de lire toutes les clauses dont celle qui concerne la durée. Et oui, généralement on ne se jette pas à corps perdu dans une entreprise si on ne sait pas combien de temps cela va durer. C’est comme si vous preniez un crédit sans savoir pour combien de temps cela vous engage. Avec la durée de l’assurance-vie, plusieurs questions se posent auxquelles nous allons vous apporter une question claire. 

À lire également : Quelle est la meilleure assurance-vie ?

Quand prend fin un contrat d’assurance vie ?

Comme nous l'expliquions plus haut, les contrats d’assurance vie n’ont pas de durée légale. La fin du contrat intervient donc soit lors du décès de l’assuré, soit lorsque l'assuré décide de clôturer son assurance-vie en effectuant un rachat total. En cas de vie, le contrat prévoit une date butoir si vous l'avez décidé ainsi.

  • En cas de décès de l’assuré, la fin du contrat entraîne le versement d’un capital aux bénéficiaires désignés.
  • En cas de vie, l’assureur verse un capital ou une rente à l’assuré.

Décider de la durée en fonction de vos objectifs 

Pour profiter pleinement de votre assurance-vie et surtout pour bénéficier de ses nombreux avantages fiscaux, il faut s'engager pour minimum 8 ans. Mais attention, la durée de ce contrat ne doit pas uniquement être choisit en fonction de ses bénéfices. Ce choix doit avant tout être fait en fonction de vos besoin et de vos objectifs. Selon ses besoins et leur horizon de temps, le souscripteur peut adapter l’allocation du capital de son contrat entre des fonds en euros et les différents supports en unités de compte.

Quelle durée conseillée pour le fonds en euros d’une assurance-vie ?

Afin de profiter au mieux de la rémunération d’un fonds en euros d’assurance vie, il faut raisonner à moyen terme. Pourquoi ? C'est à cause des frais de gestion, pour les amortir et que la performance de votre contrat devient intéressante pour une durée d’au moins trois à cinq ans. Pour des placements moins longs, et surtout s’il s’agit de placer une somme d’argent pour quelques mois seulement, mieux vaut privilégier les produits d’épargne de précaution ou les livrets réglementés.

Supports en unités de compte : quelle est la durée conseillée ?

Les supports en unités de compte (investis en actions, obligations, SCPI, etc.) n’offrent pas de garantie en capital. Mais sur la durée, leurs rendements permettent généralement d’améliorer la performance globale d’un contrat d’assurance vie. A condition d’avoir du temps devant soi.

Quelle durée pour amortir ses frais d’entrée ?

Tout d'abord il faut savoir que les frais d'entrée sont prélevés à chaque fois que vous ferez des versements sur votre contrat d'assurance-vie. Ces frais correspondent généralement à 2 % voire 3 % des sommes que vous placez. Cela est plutôt contraignant, voilà pourquoi il faut le prendre avec beaucoup de considération. Surtout lorsque l'on sait que les rendements des fonds en euros sont faibles, Prendre en compte les frais d'entrée vous permettra ainsi de mieux évaluer la durée minimale de votre investissement.

La fiscalité d’un contrat assurance vie : avantages ou désavantage ? 

Depuis toujours, les intérêts acquis au fil du temps sur votre assurance-vie ne sont soumis à l’impôt sur le revenu qu’en cas de retrait d’argent. Pourtant, depuis la Loi de Finances pour 2018, la fiscalité de ces contrats n'est plus aussi avantageuse. En effet, avant, plus le contrat était vieux, plus la fiscalité était dégressive. Mais rassurez-vous, elle reste très avantageuse surtout à partir des 8 ans du contrat.

L’impôt sur le revenu

Tant que vous ne touchez pas à votre contrat, vous ne payez aucun impôt. Lorsque vous effectuez des retraits, vous paierez des impôts sur les intérêts en fonction du moment du retrait.

Les prélèvements sociaux

Les prélèvements sociaux s’appliquent différemment selon la nature des supports d’investissement. Sur les fonds en euros, qu’ils soient souscrits dans un contrat monosupport ou multisupports, ils sont prélevés chaque année sur les intérêts versés (depuis 2011 pour les fonds euros des contrats multisupports).

L’imposition de la rente viagère

Le montant de la rente s’ajoute au revenu imposable pour une partie seulement de son montant.

Comment fonctionne une assurance vie en cas de décès ?

Les bénéficiaires de l’assurance-vie

Pour gérer au mieux votre assurance-vie et assurer votre succession comme VOUS l'entendez, il n'y a pas 36 solutions, il faut s'attarder longuement sur la clause bénéficiaires de votre contrat. Nous ne vous le dirons jamais assez, cette clause est sans doute la plus importante du contrat. C'est grâce à elle, que vos dernières volontés seront respectées. Sa rédaction demande donc beaucoup de temps, de réflexion, et surtout de précision. Voilà pourquoi il ne faut surtout pas hésiter à demander conseil voire même à la corriger si nécessaire.  Lorsqu'on parle de précision, il faut entendre "clarté", afin qu'aucun erreur (pouvant conduire à des litiges) ne soit commise. Cette clause nommera indiscutablement les personnes recevront vos économies.

Voilà pour la forme, venons-en à présent à la partie préventive. Que faire, lorsqu'un de vos bénéficiaires décèdent ? La clause prend également cela en compte. En effet, elle anticipe ce type de tragédie (auxquelles nous ne préférons pas penser mais qui sont envisageables). Ces événements ne doivent pas être mis de côté. Comment faire ? Le contrat d'assurance-vie prévoit deux types de bénéficiaires :

  • De « premier rang »
  • De «second rang»

Ainsi, en cas de décès du bénéficiaire de «premier rang», le capital sera transmis aux bénéficiaires «secondaires». Une manière d'anticiper toutes les éventualités. Sans oublier le fait que vous ne serez pas cantonner à un bénéficiaire mais que vous pourrez en choisir plusieurs. Cette liberté de décisions est aussi l'une des grandes qualité de ce produit. Vous êtes aux commandes. Vous l'aurez deviné c'est également vous qui déterminerez leur rang : premier ou second. Vous l'aurez compris, votre assurance-vie = vos décisions.

Pour rester dans la clarté, nous vous recommandons de ne pas nommer vos bénéficiaires par leur nom mais plutôt par leur statut. Par exemple, la plupart des assureurs préconisent d'écrire « mon conjoint » et non pas « Mme Dupont, mon épouse ». Pourquoi ? Car vous aurez peut-être écrit cela avant un divorce, l'ex-conjoint ne pourra pas revendiquer le contrat puisque la qualité de bénéficiaire s'apprécie au décès de l'assuré. C'est donc l'épouse actuelle du défunt qui recevra les sommes versées. 

De plus, afin de ne pas commettre d'impair ou de ne pas apporter de la confusion lors de la lecture de votre contrat nous vous conseillons la formulation suivante : «nom du bénéficiaire, vivant ou représenté». Grâce à cela, les héritiers du bénéficiaire pourront légalement percevoir la totalité des sommes qui lui étaient dues. 

Il est vrai que nous ne pensons jamais à la possibilité que nos héritiers ou bénéficiaires disparaissent avant nous, voilà pourquoi il est primordial de nommer plusieurs bénéficiaires afin de parer à toute éventualité. 

Deux cas de figure :

  1. Le bénéficiaire a accepté le contrat de son vivant. Le capital qui lui revenait est alors automatiquement intégré à sa succession et soumis à l'impôt en vigueur.

  2. Le bénéficiaire n'a pas accepté le contrat. Les capitaux sont transmis à ses héritiers et les sommes versées par la compagnie d'assurance sont imposables au titre de la fiscalité applicable à l'assurance-vie (prélèvement de 20 % au-delà de 152 500 euros pour les primes versées avant 70 ans).

La fiscalité de l’assurance-vie

 

Avant le 13 octobre 1998

Après le 13 octobre 1998

Quel que soit l’âge

Exonération totale de droits de succession

exonération totale de droits de succession pour le conjoint ou le partenaire de PACS.

exonération de droits de succession à concurrence de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats confondus).

prélèvement forfaitaire  au taux de 20 % pour la fraction du capital décès comprise entre 152 501 € et 852 500 €.

au-delà, prélèvement forfaitaire au taux de 31,25 %.

Adhésion souscrite après le 20 novembre 1991 :

 

Avant le 13 octobre 1998

Après le 13 octobre 1998

Avant 70 ans

Exonération totale de droits de succession

exonération totale de droits de succession pour le conjoint ou le partenaire de PACS.

exonération de droits de succession à concurrence de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats confondus).

prélèvement forfaitaire au taux de 20 % pour la fraction du capital décès comprise entre 152 501 € et 852 500 €.

au-delà, prélèvement forfaitaire au taux de 31,25 %.

Après 70 ans

abattement de 30 500 € des primes versées (tous contrats confondus)

au-delà, taxation aux droits de succession selon le lien de parenté entre l'assuré et le bénéficiaire.

les intérêts de ces versements sont exonérés de droits de succession.

abattement de 30 500 € des primes versées (tous contrats confondus).

au-delà, taxation aux droits de succession selon le lien de parenté entre l'assuré et le bénéficiaire.

les intérêts de ces versements sont exonérés de droits de succession.

À lire également : Flat tax et assurance-vie : ce qu'elle change pour votre contrat

Quel est le taux de l'assurance-vie ?

Le taux de l'assurance-vie en 2021 sera très probablement quasi similaire à celui de 2020. En effet, en 2019 il s'élevait à 1,4 % en fonds euros, puis environ 1,1 % en 2020. Cette année il devrait se situer dans les mêmes eaux. En sortie d'une crise majeure sur les marchés financiers, l'année devrait être bonne pour le produit d'épargne préféré des Français.

Toutefois, qu'il s'agisse de contrats monosupports ou de fonds en euros des multisupports, la performance réelle de l’assurance-vie dépendra de l’inflation en moyenne sur l’année. Mais rassurez-vous, cela reste globalement une bonne nouvelle pour les détenteurs de contrats d’assurance vie, la hausse des prix ralentit.

Comment épargner pour sa retraite ?

L’assurance-vie reste le produit d’épargne par excellence pour préparer sa retraite. Cela dit, il faut rester prudent et ne pas se précipiter sur ces produits sous prétexte qu’un ami en a un. 

Mettre de l’argent de côté en prévision de ses vieux jours c’est dur sérieux. Et l’assurance-vie répond plutôt bien à ce besoin. Le but étant de conserver un bon niveau de vie après s’être arrêté de travailler, ce produit d’épargne permet à la fois se constituer une cagnotte mais aussi de jouir d’une grande liberté. Cela dit, l’assurance-vie demande d’être patient, elle travaille sur le long terme. Il faudra donc résister à la tentation de piocher dedans. 

Il faudra aussi réussir à se projeter et à ne pas perdre de vue le jour où vous pourrez récupérer votre mise. Sans oublier que l’assurance-vie travaille elle aussi. Elle donne naissance à des intérêts selon le support que vous avez choisi. Si vous avez opté pour la solution multisupport, selon aussi la gestion que vous avez privilégié. 

Vous souhaitez peut-être aussi garder cette assurance-vie pour assurer l'avenir de vos proches et inclure votre cagnotte dans votre succession. C'est aussi possible avec l'assurance-vie qui offre de nombreux avantages de ce côté là. 

Quel est le plafond d'une assurance-vie ?

Malgré sa grande souplesse et la liberté d’action qu’elle procure, l’assurance-vie réponds à certaines règles notamment en termes de fiscalité. En effet, la fiscalité de l’assurance-vie fluctue en fonction de la date des versements, en fonction de l’âge et aussi en fonction de la durée du contrat. Vous pouvez choisir d'épargner pour vous constituer une rente que vous percevrez une fois à la retraite ou bien choisir de transmettre ce capital à vos proche. L'assurance-vie réponds à grand nombre de vos besoins et envies. 

Les produits des contrats d’assurance vie correspondant aux versements effectués à compter du 27 septembre 2017 sont soumis, selon l’option choisie par le souscripteur du contrat, soit à l’impôt sur le revenu soit au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU).

L’option pour l’impôt sur le revenu est expresse, irrévocable et globale pour tous les revenus du contribuable inclus dans l’assiette du PFU.

Si le souscripteur du contrat opte pour le Prélèvement Forfaitaire Unique et que son contrat à moins de 8 ans d'ancienneté :

  • le montant des versements effectués est égal ou supérieur à 150 000 € (300 000 € pour un couple co-souscripteur) : les produits sont imposés au taux de 12,8 %.
  • Le montant des versements effectués est inférieur à 150 000 € (300 000 € pour un couple co-souscripteur) : les produits correspondant à ces versements sont imposés au taux de 12,8 %.
  • En cas de rachat du contrat après 8 ans, les produits sont imposés au taux de 7,5 %.